France-Louisiane fête ses 40 ans

40th birthday party in October

France-Louisiane célèbre son 40° anniversaire dans un lieu remarquable le vendredi 20 octobre 2017 de 18 à 21 h, 2 rue St Florentin, Paris 1er.  Soirée réservée aux adhérents et invités France-Louisiane.  Suivez l’actualité du programme sur notre page Facebook https://www.facebook.com/FranceLouisiane/

Pour cette célébration exceptionnelle nous vous proposons diverses activités, culturelles, musicales, gastronomiques et avant tout festives, comme à la Nouvelle-Orléans et en pays Cajun où l’on sait si bien « laisser les bons temps rouler ».   Cette soirée se passera à l’Hôtel de Talleyrand, un site marqué par l’Histoire, qui donne sur la place de la Concorde. il fut construit au 18° siècle pour Louis Phélypeaux, l’un des personnages les plus influents du règne de Louis XV. L’hôtel fut acheté par le gouvernement américain en 1947 qui a bien voulu nous prêter le premier étage de ce lieu prestigieux pour fêter le 40ème anniversaire de France-Louisiane.

Dès 18 h, vous serez accueillis en fanfare par le Nola French Connection Brass Band, formation de cuivres qui recrée le style si particulier des orchestres de rue de la Cité du croissant. En cheminant dans les salons historiques vous y rencontrerez le groupe Bélisaire avec accordéon, violon, guitare, ’tit fer et frottoir qui interprétera valses et two step du répertoire cajun. Un parcours artistique exceptionnel vous y attendra avec deux expositions : celle du photographe Bernard Hermann (qui sera présent) sur les quartiers noirs de la la Nouvelle-Orléans saisis durant les années 80 et celle, collective et picturale, de la Slow Galerie parisienne qui a demandé à de jeunes artistes français de plancher sur le thème « New Orleans, la flamboyante ».

Après le (bref) discours de bienvenue du Président de France-Louisiane, vous aurez l’occasion de vous restaurer au buffet consacré à la fameuse gastronomie louisianaise et de découvrir des cocktails spécialement créées pour l’occasion par deux bars louisianais de Paris : Bâton Rouge et Lulu White. Cocktails que vous dégusterez en écoutant la prestation du « piano professor » et chanteur Victor Adélaïde qui retracera les grandes traditions jazzistes pianistiques de la Nouvelle-Orléans de Jelly Roll Morton à Fats Domino. Et c’est bien sûr en musique que se terminera cette soirée avec un joyeux défilé masqué, d’abord à la manière des Mardi Gras du pays cajun, puis, mené, par le Brass Band, dans la tradition carnavalesque de Nola.

The France-Louisiane Association celebrates its 40th birthday in an exceptional location on Friday October 20th, 18-21h, 2 rue St Florentin, Paris 1er.  This event is open to France-Louisiane Association members and invited guests.  You can get regular updates on the event via our Facebook page https://www.facebook.com/FranceLouisiane/

For this exceptional event, we are organizing a range of activities: cultural, musical, food & drink in a true party atmosphere like you can find in New Orleans or Acadiana where they really know how to “let the good times roll”.  The evening will take place in the Hôtel de Talleyrand, a historical site on the Place de la Concorde.  The Hôtel was build in the 18th century by Louis Phélypeaux, one of the most influential people during Louis XV’s reign and whose family gave the name to New Orleans’ Lake Pontchartrain.  The United States government, which purchased the property in 1947, has generously provided the dirst floor of this impressive building for our 40th birthday celebrations.

Starting at 18h, guests will be welcomed by the Nola French Connection Brass Band, a joyful group that masters the sounds of the Crescent City’s many parading bands.  As participants move through the historic rooms, they will discover the Bélisaire Cajun band with accordions, violins, guitars, washboards and Tit-fer (triangle) and enjoy waltzes and two steps dances.  A unique visual arts experience experience will also stimulate the senses, with the photos of Bernard Hermann (who will be present) on New Orleans’ African-American neighborhoods and a selection of works by young French graphical artists on the theme of “Flamboyant New Orleans” from Paris’ SLOW Galerie.

After a (short) speech of France-Louisiane’s president, participants will have the opportunity to enjoy a Louisiana buffet and discover classic New Orleans cocktails as well as new creations thanks to the Lulu White and Baton Rouge bars.  Victor Adélaïde, a signer and « piano professor », will create unforgettable moments as he performs a wide range of New Orleans piano styles ranging from Jelly Roll Morton to Fats Domino.  The evening will also see participants enjoying both Cajun-style and New Orleans-style Mardi Gras traditions.   A New Orleans “second line” parade with costumed leaders will mark the end of the evening’s festivities with everyone taking part in a joyous New Orleans style procession out of the Hôtel de Talleyrand and into the Parisian evening.

 

 

La Louisiane au cinéma 2

Louisiana on the big screen 2

A partir des années 60, Hollywood sort des studios et privilégie les décors naturels, ce dont profite la Louisiane.  L’ architecture unique de  la Nouvelle-Orléans attire notamment deux films censés se dérouler durant la Grande Dépression,  The Cincinnati Kid (1965) de Norman Jewison avec Steve McQueen qui se déroule dans le milieu du jeu et Hard Times (Le Bagarreur, 1975) de Walter Hill avec Charles Bronson, dans l’univers de la boxe et des combats clandestins.

Ce nouveau naturalisme concerne aussi la population noire, jusque là rarement dépeinte. Ainsi, Martin Ritt réalise Sounder (1972), chronique familiale et rurale avec Cicely Tyson sur la musique de Taj Mahal tandis que Gordon Parks évoque la vie d’un célèbre bluesman avec Leadbelly (1976).

Ode à la liberté, énorme succès au box office Easy Rider (1969) de Dennis Hopper se termine (mal) en Louisiane. Autre représentant de la contre-culture, le new yorkais Jim Jarmush qui plante sa caméra dans les bayous pour son amusant Down by Law. En 1987, Jim McBride connait un beau succès avec un polar The Big Easy (Le Flic de mon coeur)  qui inspirera une série télévisée dérivée diffusée en 1996 et 1997.

Rites vaudous, loups garous, vampires et autres zombis constituent une riche matière dramatique associée à Nola, surtout depuis le succès de la romancière Anne Rice dont le Vampire Diaries  (Conversation avec un vampire) a été adapté par Neil Jordan avec Brad Pitt et Tom Cruise. Toujours dans cette veine du paranormal, citons Eve’s Bayou (Le secret du Bayou, 1999) et  The Skeleton Key (La Porte des secrets, 2005)

Originaire du bayou Lafourche, le cadjin Glen Pitre réussit, grâce à l’aide de Robert Redford et de la Sundance Foundation a monter  son Belizaire the Cajun en 1989, premier film historique de fiction entièrement louisianais. Pitre réalisera plus tard The Scoundrel’s Wife qui se déroule durant la 2ème guerre mondiale et The Man Who Came Back sur une révolte d’esclaves au 19°siècle.

Politiciens populistes pittoresques, les frères  Huey P. Long  et Earl K. Long furent gouverneurs de l’Etat. L’ascension et la chute du premier a inspiré All the King’s Men (Les fous du roi, 2006)  avec Sean Penn, d’après le roman de Robert Penn Warren ; le second, Blaze avec Paul Newman évoque la liaison d’Earl K. Long avec la strip-teaseuse Blaze Starr.

Intéressés par cet Etat américain pas comme les autres, des réalisateurs européens et pas des moindres y réalisent des films marquants. Louis Malle dès 1978, décrit le trouble univers des maisons closes de Storyville avec Pretty Baby (La Petite); Philippe de Broca y adapte la trilogie de Maurice Denuziere  Louisiana  (Louisiane, 1984) et l’allemand Volker Schlondorff , le roman d’Ernest Gaines A Gathering of Old Men (Colère en Louisiane, 1987). Cette même année, le britannique Alan Parker y réalise le saisissant Angel Heart. Durant les années 2000, s’y succèdent Michael Schorr pour
Schultze Gets the Blues sur un mineur est-allemand amateur de zydeco; Werner Herzog pour Bad Lieutenant Port of Call New Orleans avec Nicolas Cage et surtout Bertrand Tavernier qui adapte avec une belle véracité le roman de James Lee Burke
In the Electric Mist (Dans la Brume électrique) avec Tommy Lee Jones parfait dans le rôle du détective cajun Dave Robicheaux.

Ces dernières années, une politique fiscale très favorable a permis d’attirer de nombreux tournages qui font de l’Etat le nouvel Hollywood du sud. Citons deux films historiques à succès « Django Unchained » de Quentin Tarantino et 12 Years a Slave de Steve McQueen qui dénoncent l’inhumanité de l’esclavage.  Conte onirique et écologique remarquable Beast of the Southern Wild (Les Bêtes du Sud Sauvage, 2015) de Benh Zeitlin est une production indépendante louisianaise qui fut récompensée dans de nombreux festivals.

Citons encore pour conclure le délicieux dessin animé des studios Disney The Princess and the Frog (La Princesse et la Grenouille, 2009) un film d’animation de Walt Disney Animation Studios réalisé par Ron Clements et John Musker sur une musique de Randy Newman qui baigne dans la culture et les musiques louisianaises.

Pour une liste plus complète de films traitant de la Louisiane et/ou tournés en Louisiane et disponibles en français, vous pouvez consulter le répertoire « DVD Films Louisiane » développé par l’Association France-Louisiane.

From the sixties, Hollywood turned  more and more to filming on location and Louisiana’s natural beauty, architectural treasures and rich history provide a perfect background including for period movies. This is the case for two films set during the Great Depression, Norman Jewison’s The Cincinnati Kid (1965) with Steve McQueen and Walter Hill’s  Hard Times with Charles Bronson.  Later on, Hill shot two more films in Louisiana, the stereotyped Southern Comfort in 1981 and Johnny Handsome in 1989.

This new trend towards naturalism included the black community, scarcely portrayed before. Martin Ritt chronicles a family of sharecroppers  in Sounder ( 1972)  with Cicely Tison and music by Taj Mahal while Gordon Parks evokes the life and times of Louisiana’s most famous bluesman Leadbelly (1976).

A huge box office success, the quintessential road movie « Easy Rider » by Dennis Hopper had it’s final  sequences shot in Louisiana even though its portrayal of the state is far from pretty.  Another counter-culture icon, Jim Jarmush, also featured Louisiana in his amusing Down By Law. In 1987, Jim McBride’s detective story The Big Easy  did very well at the box office,  reviving Americas’ love affair with Nola  and inspired a TV series broadcasted in 1996 and 1997.

Louisiana in the movies is both heaven and hell.  Voodoo, gris-gris,  ghosts, zombies, vampires are all part of the New Orleans folklore and became especially popular thanks to novels by Anne Rice whose Vampire Diaries was adapted by  Neil Jordan with Brad Pitt and Tom Cruise. In the same occult vein, let’s not forget Eve’s Bayou (1999) and The Skeleton Key (2005).

A native of Bayou Larouche,  the Cajun Glen Pitre is Louisiana’s best known native filmmaker. With the help of Robert Redford and the Sundance Foundation he managed to shoot the first totally Louisianan historical fiction Belizaire the Cajun (1989). Later on he made The Scoundrel’s Wife taking place during WWII and The Man Who Came Back with a 19th century slave revolt as background.  Colorful political characters, the two brothers, Huey P. Long and Earl K. Long were governors of Louisiana.  The rise and fall of Huey P. inspired Robert Penn Warren’s novel All the King’s Men adapted for the screen in 2006 with Sean Penn. His brother Earl K. has a liaison with a stripper, in the film Blaze with Paul Newman.

Louisiana also proved a wealth of inspiration for some notable European filmmakers. In 1978, Frenchman Louis Malle explored the underbelly of the red light district of Storyville with Pretty Baby. In 1984, his fellow countryman Philippe de Broca set his film Louisiana from the trilogy by Maurice Denuziere in the Pelican State. The German Volker Schlondorff  adapted Louisiana’s novelist Ernest Gaines’ A Gathering of Old Men in 1987  and the same year British filmmaker Alan Parker took advantage of both the picturesque and sleazy sides of Nola with Angel Heart. During the 2000’s came Michael Schorr following an East German miner in search of zydeco in Schultze Gets the Blues; Werner Herzog for Bad Lieutenant, Port of Call New Orleans with Nicolas Cage and most of all Bertrand Tavernier who did a remarkable adaptation of James Lee Burke’s novel In the Electric Mist with a perfect Tommy Lee Jones as Cajun detective Dave Robicheaux.

In the last few years, and especially since Katrina, dozens of films have been shot in South Louisiana dubbed  « Hollywood South », thanks to a generous tax rebate offered to producers setting their films there. Among the most successful productions were Quentin Tarantino’s Django Unchained and Steve Mc Queen’s 12 Years a Slave both  period films dealing with the inhumanity of slavery.

One big surprise was the independently produced « Beast of the Southern Wild » (2005), a tale of the environment directed  by a young Benh Zeitlin who gathered an impressive collection of awards in film festivals around the world.

To wrap up this short overview, let’s not forget the classic Disney animation feature film The Princess and the Frog (2009), directed by Ron Clements et John Musker with music by Randy Newman, a veritable feast for the eyes, full of the culture and music of Louisiana!

For a good list of films on Louisiana and/or produced in Louisiana and available in French, take a look at the list produced by France-Louisiane  « DVD Films Louisiane ».

Text : Jean-Pierre Bruneau

Image credits:
Angel Heart poster: By Carolco Pictures
Bad Lieutenant Port of Call New Orleans poster: By Millennium Films
Belizaire the Cajun poster: By Cote Blanche Productions
The Big Easy poster: By Kings Road Entertainment
Hard Times poster: By  Columbia Pictures Corporation
In the Electric Mist poster: By  Ithaca Pictures, Lillte Bear, TF1 International
Pretty Baby poster: By Paramount Pictures
The Skeleton Key poster: By Universal Pictures, ShadowCatcher Entertainment, Double Feature Films
Sounder  poster: By Radnitz/Mattel Productions, Rainbow Group

By |20 mai, 2017|Categories: Art de Vivre | Lifestyle, Lieux | Landmarks, Personnalités | People|Tags: , , , |