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La Louisiane au cinéma 2

Louisiana on the big screen 2

20 mai, 2017|0 Comments

A partir des années 60, Hollywood sort des studios et privilégie les décors naturels, ce dont profite la Louisiane.  L’ architecture unique de  la Nouvelle-Orléans attire notamment deux films censés se dérouler durant la Grande Dépression,  The Cincinnati Kid (1965) de Norman Jewison avec Steve McQueen qui se déroule dans le milieu du jeu et Hard Times (Le Bagarreur, 1975) de Walter Hill avec Charles Bronson, dans l’univers de la boxe et des combats clandestins.

Ce nouveau naturalisme concerne aussi la population noire, jusque là rarement dépeinte. Ainsi, Martin Ritt réalise Sounder (1972), chronique familiale et rurale avec Cicely Tyson sur la musique de Taj Mahal tandis que Gordon Parks évoque la vie d’un célèbre bluesman avec Leadbelly (1976).

Ode à la liberté, énorme succès au box office Easy Rider (1969) de Dennis Hopper se termine (mal) en Louisiane. Autre représentant de la contre-culture, le new yorkais Jim Jarmush qui plante sa caméra dans les bayous pour son amusant Down by Law. En 1987, Jim McBride connait un beau succès avec un polar The Big Easy (Le Flic de mon coeur)  qui inspirera une série télévisée dérivée diffusée en 1996 et 1997.

Rites vaudous, loups garous, vampires et autres zombis constituent une riche matière dramatique associée à Nola, surtout depuis le succès de la romancière Anne Rice dont le Vampire Diaries  (Conversation avec un vampire) a été adapté par Neil Jordan avec Brad Pitt et Tom Cruise. Toujours dans cette veine du paranormal, citons Eve’s Bayou (Le secret du Bayou, 1999) et  The Skeleton Key (La Porte des secrets, 2005)

Originaire du bayou Lafourche, le cadjin Glen Pitre réussit, grâce à l’aide de Robert Redford et de la Sundance Foundation a monter  son Belizaire the Cajun en 1989, premier film historique de fiction entièrement louisianais. Pitre réalisera plus tard The Scoundrel’s Wife qui se déroule durant la 2ème guerre mondiale et The Man Who Came Back sur une révolte d’esclaves au 19°siècle.

Politiciens populistes pittoresques, les frères  Huey P. Long  et Earl K. Long furent gouverneurs de l’Etat. L’ascension et la chute du premier a inspiré All the King’s Men (Les fous du roi, 2006)  avec Sean Penn, d’après le roman de Robert Penn Warren ; le second, Blaze avec Paul Newman évoque la liaison d’Earl K. Long avec la strip-teaseuse Blaze Starr.

Intéressés par cet Etat américain pas comme les autres, des réalisateurs européens et pas des moindres y réalisent des films marquants. Louis Malle dès 1978, décrit le trouble univers des maisons closes de Storyville avec Pretty Baby (La Petite); Philippe de Broca y adapte la trilogie de Maurice Denuziere  Louisiana  (Louisiane, 1984) et l’allemand Volker Schlondorff , le roman d’Ernest Gaines A Gathering of Old Men (Colère en Louisiane, 1987). Cette même année, le britannique Alan Parker y réalise le saisissant Angel Heart. Durant les années 2000, s’y succèdent Michael Schorr pour
Schultze Gets the Blues sur un mineur est-allemand amateur de zydeco; Werner Herzog […]